Compagnie Guild – cours théâtre Paris

Catégorie : Temoignages

Livia

Salut à tous! Je m’appelle Livia.

Je me suis inscrite à la Compagnie Guild il y a maintenant 5 ans (ou 6…?) Je fais partie des « anciens » de l’école:)

Je n’avais jamais fait de théâtre avant, mis à part quelques approches du bout des doigts lors de stages ou autres.

Ma démarche était avant tout pour la découverte de cet art qui depuis toute gamine m’attirait.

Musicienne et chanteuse de formation, il me semblait aussi très intéressant de faire du théâtre pour compléter mon identité d’artiste, me donner plus d’assurance lors de mes concerts, prendre la parole avec moins d’appréhension, être plus ancrée dans mon corps, plus à l’écoute de moi même, des musiciens et de mon public.

J’ai une bonne nouvelle… Mes objectifs ont été atteints! Certes, le travail n’est jamais terminé et tant mieux d’ailleurs, mais il est évident que j’ai gagné en confiance et en assurance. Que ce soit d’ailleurs sur les planches que dans la vie de tous les jours.

 

Si je dois résumer la Compagnie Guild en quelques mots voilà ce qui me vient:

Bienveillance, Professionnalisme et Plaisir.

J’ai enfin trouvé un lieu où je peux dire à voix haute qui je suis, montrer mon corps tel qu’il est, sans masques, sans maquillages, m’autoriser à lâcher-prise, tenter des choses complètement folles sans risquer les moqueries et le jugement, être poussé dans mes retranchements avec douceur pour oser enfin faire le grand saut dans l’inconnu…

Pour moi, la directrice, Flavie Fontaine résume bien à elle seule, l’esprit de l’école: une main de fer dans un gant de velours.

Ce qui est bien à la Compagnie Guild, c’est qu’il y en a pour tous les goûts: Amateurs,confirmés,novices?  Tout le monde est le bienvenu.

Représentations en public ou non? Ca dépend du cours choisit et de nos envies.

Plutôt prof masculin, prof féminin? A vous de choisir! Tous les professeurs sont uniques. Ils amènent chacun leur touche perso dans leur enseignement.

Gros projets à la clefs? Ou projets plus modestes? Grâce à la Guild, je suis partie à Avignon cet été jouer au Festival Off. Du pure bonheur:-)

Pour tout ça je dis: MERCI!!

livia compagnie Guild théatre

Jean-Luc

Attention : l’abus de cours à la GUILD – s’il combat efficacement l’ennui, l’oisiveté et la déprime – peut rapidement supplanter toutes vos autres addictions !!

Les symptômes les plus couramment observés sont une augmentation de l’énergie, une diminution de la timidité et, dans les cas les plus graves une perte importante de modestie. La confiance, la cohésion et l’amitié qui se développent au sein des différents cours peut rapidement rendre insupportables vos idylliques conditions de travail.

JL

Marine

Ca faisait longtemps que je souhaitais reprendre le théâtre. Des souvenirs d’enfance qui me disaient de me lancer à nouveau.

Je me suis donc mise à la recherche d’une compagnie parisienne. Et puis… je suis tombée sur les vidéos de Flavie présentant la Guild. Coup de cœur immédiat !!!

Une inscription à la journée portes ouvertes plus tard, j’ai pu rencontrer chaque professeur. Au final, j’ai choisi le cours du mercredi soir avec Sébastien. No déception garantie !!

Pour faire simple, Sébastien est un prof qui s’intéresse vraiment à ses « élèves ». Ce qui est assez rare. Il nous demande toujours notre avis, ce qui nous ferait plaisir, nos souhaits. Chaque cours commence par un « ça va ? », « t’as pas l’air bien tu veux en parler ? ». Il prend le temps de connaître nos vies. Le cours est décomposé en 3 parties, l’échauffement autant physique que vocal (au début faut pas avoir peur de se lancer !!) et puis le jeu des scènes qu’on a du préalablement apprendre chez nous. Il sait nous dire quand on est juste mais aussi quand on ne l’est pas. On termine toujours par 5 minutes de détente et un super cri de guerre main dans la main.

Plus les cours passent, plus on devient une super troupe, tous soudés. On a aussi ce petit rituel d’aller boire un verre après chaque cours, ça renforce nos liens. On parle théâtre bien sur, on discute du spectacle de fin d’année, nos idées, nos envies mais on parle surtout de nos vies. On rigole, on se détend … et puis chacun repart chez soi, pressé de se revoir le mercredi suivant. C’est surtout ça la Guild 😉

Mohamed

Victor Hugo disait : Le plus grand ennui c’est exister sans vivre… C’est bien le sentiment que j’avais avant de débuter à la Compagnie Guild mes cours de théâtre. J’existais sans vivre et le théâtre est  devenu un véritable défibrillateur pour moi…Un retour à la vie. J’aimerais remercier la Compagnie Guild et sa directrice Flavie Fontaine pour ce rôle de réanimateur.

Et comme vivre, c’est voyager, les cours à la Guild m’ont permis de découvrir un continent inconnu : le monde infini de l’imagination, de la créativité, du lâcher prise, ce monde rempli de personnages grandioses, à la sensibilité et à la force désarmantes. Le théâtre me permet de voyager dans mon for intérieur, dans ce qui fait ma richesse et mon authenticité.

Et comme voyager, c’est aussi partager avec les autres, ses partenaires des moments de tâtonnements, de frustration et de bonheur. Le bonheur c’est les autres, c’est leur faire confiance.

Le théâtre, la Compagnie Guild, c’est la confiance en la vie, c’est la vie.

mohamed

Valérie

De retour sur Paris après une formation professionnelle, l’envie de reprendre une activité artistique qui me permette à la fois de m’exprimer, de m’amuser, de me mettre à l’épreuve et de relier en quelque sorte mon corps à mon esprit, est devenue une nécessité. S’octroyer un temps pour moi et uniquement pour moi dans ma semaine. Lâcher prise, laisser ses soucis et tracas à l’extérieur et se recentrer sur moi avec les autres. Intégrer un groupe, s’appréhender, se découvrir et constituer une troupe éphémère le temps d’une année « scolaire » autour d’une envie commune : le jeu.
Différents cours sont proposés à la Guild, ceux sont les cours « spectacle » qui m’ont attiré.

Septembre : Au départ, timide, peu sûre de moi, je tente le cours d’essai. La bienveillance et la bonne humeur sont au rendez-vous. Alors je continue, je tisse des liens, je me prête au jeu, les semaines défilent. Nous voilà déjà en Décembre. Une mini-représentation est organisée, juste entre nous, entre tous les cours de la compagnie. Première fois de l’année que je suis sur les planches d’un « vrai » théâtre en présence d’un public, public d’élèves donc toujours aussi bienveillant. Le trac bien sûr, mais la satisfaction d’avoir réussi à notre échelle à monter un tableau collectif.

Janvier : c’est la reprise! Encore gonflée par l’émotion du tableau de décembre, nous nous attelons au spectacle de fin d’année! C’est un nouveau rythme de travail qui s’installe, véritable laboratoire, nous cherchons, nous essayons, parfois nous gardons certaines propositions, parfois nous les  mettons de côté afin de les laisser reposer, nous les ressortirons plus tard ou non.  Le spectacle prend forme, l’excitation augmente à mesure que le printemps arrive. Je mentirai par omission, si je ne disais pas que l’année a également son lot de doutes, ce n’est pas toujours aussi fluide. Mais c’est dans le doute, que nous nous ressoudons, que nous nous améliorons.

Fin Juin : Le grand moment! Répétitions, filage, italiennes, allemandes, tout s’accélère. La cohésion de groupe est à son apogée, nous avons l’impression d’être plus ou moins prêt mais nous y allons tout de même. Nous donnons vie deux soirs à un spectacle monté de toute pièce collectivement sous la direction artistique de notre guide/professeur. La première se passe, arrive la seconde représentation : NOIR. Applaudissements. On se retrouve au bar après la dernière, on débrieffe de cette année. On s’impressionne tous de voir où nous en sommes arrivés, ce que nous avons réussi à sortir. Rien de cela n’aurait été possible sans l’énergie, l’investissement, les indications, et la confiance en nous sans faille que nous aura porté toute au long de l’année le guide/professeur.

C’est euphorique que sans hésiter, je me réinscris l’année suivante. Nouveau groupe, nouveau guide/professeur (ou non), nouveau projet. Forte de l’expérience de l’année passée, je recommence. C’est exactement comme cela que je suis inscrite à la Guild depuis maintenant 4 ans avec le même enthousiasme et la même impatience d’être à la semaine prochaine en sortant de chaque cours.

Au delà des cours, est organisée une fois par mois, une scène ouverte. C’est un temps de jeu pur autour de l’improvisation. C’est un temps pour jouer, pour pratiquer l’improvisation, pour découvrir de nouveaux partenaires de jeu et de s’amuser tout en se renouvelant.

En somme, la Guild est pour moi, certes une expérience théâtrale, mais également une expérience humaine, personnelle et collective qui me nourrit.

Valerie

Antoine

« J’ai rejoint la compagnie Guild il y a 3 mois et si c’était à refaire je le referais tout de suite ! La Guild quel kiff !

Je fais du théâtre d’impro depuis plusieurs années et j’avais envie de « muscler » mon jeu en prenant des cours de théâtre. J’ai poussé la porte de la Guild sur les conseils d’amis d’amis et je ne regrette pas ! Les cours sont de très grande qualité. Nous travaillons tout : le jeu, la voix, le corps, le souffle, le regard, l’intention, la mémoire, le rythme… De manière générale tout ce qui peut être utile de près ou de loin sur une scène de théâtre ! Chaque cours est différent. Je ne sais jamais où Flavie va m’emmener et je ressors à chaque fois en ayant découvert quelque chose. Parce qu’elle me connait déjà assez en trois mois pour m’encourager quand j’en ai besoin et me pousser au bon moment pour m’amener à me dépasser.

La Guild c’est aussi une ambiance géniale. Il y a une vraie camaraderie au sein de l’école, dans les cours et avec les autres classes. La bienveillance de Flavie y est évidemment pour quelque chose, et ça se ressent partout. Quand j’arrive chaque mardi, je sais que je vais retrouver des personnes enjouées, humbles et bosseuses qui sont là comme moi pour progresser et s’amuser ! La seule chose avec cette joyeuse bande c’est que je ne sais jamais à quelle heure ça va se terminer !

La Guild est vraiment une très bonne école de théâtre. »

antoine

Laetitia

La Guild c’est pour moi le rendez-vous incontournable de ma semaine, le théâtre ayant toujours été un exutoire pour moi.

La compagnie est un endroit où je me suis tout de suite sentie bien et où je peux exprimer librement mes émotions.

J’y ai trouvé une école, des amis, des mentors avec qui je partage des émotions fortes et des moments incroyables sur scène!

Avec sa compagnie et tout l’amour qu’elle y met, Flavie a su nous réunir autour d’une passion commune à tous, celle du jeu.  

Nicolas

Chroniques théâtrales du petit Nicolas 

Bon ben voilà… c’est à moi de jouer J Ce n’est pas évident de commencer. A vrai dire, je ne sais pas trop quoi dire ou ne pas dire. Ou plutôt je crains d’en dire trop ou bien pas assez. Mais je veux essayer d’être le plus exhaustif et le plus sincère possible, sans non plus forcément raconter ma life ou rentrer dans des détails trop persos…

Flavie nous a dit de ne pas nous brimer, c’est donc ce que je vais faire. Et puis comme elle me le dit souvent J, je vais tâcher de mettre mon cerveau sur pause, et de parler de tout ce qui me vient en tête quand je pense au théâtre et à la Guild (mon expérience des deux étant commune, si je mets de côté la semaine de stage au Cours Florent l’été dernier). On fera le tri après si besoin J Bon allez… c’est pas tout ça : je me lance !…

 

Les débuts

C’est d’abord dans un objectif de développement personnel que je me suis intéressé à la pratique du théâtre. Plusieurs personnes me l’avaient conseillé en me disant que ça me ferait du bien, que ça m’aiderait à m’ouvrir aux autres (étant de base relativement réservé voire introverti sur certains aspects) et à prendre confiance en moi. Et finalement, c’est à Marc, que j’ai connu au boulot, que je dois le fait de m’y être mis. Lui aussi me disait que ça me ferait du bien, et trouvait souvent que j’avais un vrai potentiel comique et un visage expressif (en tous cas c’est ce qu’il me disait). Bref petit à petit je me suis motivé, je me suis fais violence en prenant contact avec Flavie (car faire du théâtre, mine de rien, ce n’était vraiment pas évident pour moi), et hop ça y était, le pas était fait, et je me retrouvai tout penaud à mon premier cours…

Franchement, les premières séances n’ont vraiment pas été faciles. Je ne me sentais pas du tout à ma place, et tout me paraissait une épreuve. Ne serait-ce par exemple que le fait de me présenter, quand on est en cercle. Et ce n’était pourtant pas le pire !… Mais mon prof a su y faire, et il ne m’aura fallu finalement que quelques cours pour qu’un vrai plaisir naisse et se mêle à mon objectif initial. Et depuis, le théâtre a toujours pour moi ce double aspect développement personnel et loisir/passion.

Développement personnel

Je le disais, mon objectif initial en me mettant au théâtre et en intégrant la Guild, c’est le développement personnel. La pratique du théâtre me confronte aux « démons » qui me pourrissent la vie et m’aide petit à petit à les surmonter. Même si je ne vais évoquer que la partie émergée de l’iceberg, ça me gêne assez de parler de tout ça parce que c’est personnel (et assez peu flatteur d’ailleurs) et je n’aime pas me dévoiler, et puis ça fait un peu « tiens l’autre il déballe ses problèmes !». Mais il m’est impossible de parler sincèrement de ce que m’apportent le théâtre et la Guild sans parler de ces aspects, tant ça a une importance essentielle pour moi.

 

Que ce soit par les cours, les scènes ouvertes ou les spectacles eux-mêmes, la Guild m’aide avant tout à progresser sur ma peur (parfois souvent obsédante) du regard et du jugement de l’autre, et contribue à me redonner doucement plus de confiance et d’estime de moi. Quand je me souviens de comment j’étais quand j’ai rejoins la Guild et que je me regarde maintenant, je me dis qu’il y a quand même eu du chemin de parcouru… Mais il y a encore du pain sur la planche !….

Les scènes ouvertes, en particulier, me sont d’une aide précieuse pour m’apprendre à m’affranchir de ce satané regard/jugement des autres. Je me souviens encore de la première fois où je suis passé, la boule au ventre (vraiment !), notamment du fait de jouer devant Marc (parce qu’en tant qu’ami sont regard est d’autant plus important pour moi). Mais au fil des années, le mal de ventre à chaque fois qu’une impro se termine et qu’il faut deux nouveaux volontaires s’est effacé, et la peur de ne pas bien faire s’est estompée. J’ai évolué, et même si j’ai toujours besoin d’un coup de pouce pour le premier passage, après ça va nettement mieux et surtout, je ne vis plus comme un drame le fait de faire une mauvaise impro.

Avec les cours aussi, j’ai appris à prendre conscience que derrière le regard des autres, il peut aussi y avoir de la bienveillance. Mais globalement, j’ai encore du mal à lâcher prise. A mettre ma tête en pause, lâcher le contrôle, et laisser venir ce qui vient. Là-dessus, je ressens et je sais que j’ai encore besoin d’être poussé dans mes retranchements. Je reste encore trop bloqué quand il s’agit de proposer des choses qui sont loin de moi, en terme de situations ou de personnages (il m’a fallu du temps l’année dernière pour assumer ce cher Lelio (personnage des Cancans de Goldoni), étonnamment ça m’a paru nettement plus spontané pour Musa). Cette peur du regard de l’autre c’est aussi la peur de mon propre jugement (qui est loin d’être tendre) : par exemple j’adorerais savoir faire des accents, parce que c’est je trouve que c’est génial pour donner une tonalité particulière à un personnage, mais même tout seul chez moi, je n’arrive pas me lancer ! Donc il y a encore une grosse marge de progression, en terme de lâcher-prise…

 

J’ai aussi souvent tendance à me comparer aux autres. Et avec mon regard inquisiteur, ça m’amène parfois à psychoter. Notamment, l’année dernière, je me souviens de ces quelques cours d’affilée où j’avais du mal, et où j’allais faire les exercices à reculons. Flavie m’avait d’ailleurs fais remarquer que ça allait être compliqué pour moi si je n’étais pas plus volontaire. Ces soirs-là j’étais rentré chez moi démoralisé et démotivé. Je me sentais moins bon que les autres, mauvais, pas à la hauteur, et j’en étais même venu à me convaincre que j’allais être un boulet pour le groupe. J’en étais arrivé là, et j’avoue même que sur ces moments, l’envie d’arrêter le théâtre m’a traversé l’esprit ! Et là pour le coup, c’est à Xavier (un ami très proche aujourd’hui rencontré à la Guild) que je dois le fait de m’être accroché. Car j’en avais parlé plusieurs fois avec lui, et il a su me remotiver.

Cette année, je n’ai plus cette crainte. Et je me trouve d’ailleurs en général bien plus facilement volontaire (notamment pour passer dans les premiers) dans les différents exercices. Là encore, j’ai progressé dans ma tête J Les bons retours qu’on a eu pour les Cancans y sont sûrement pour beaucoup. Et puis, petit aparté, il y a eu le stage au Cours Florent cet été. Stage durant lequel on m’a fait des compliments que j’ai parfois trouvé, je dois le dire, assez disproportionnés. Mais ces avis extérieurs à la Guild m’ont permis de me rendre encore plus compte de l’évolution que la Compagnie m’a fait faire en seulement 3 années.

Par peur de pas « assurer », j’ai aussi souvent besoin de contrôler ; quand c’est l’inconnu, je doute de moi. C’est en partie pour ça je pense que j’ai tendance à préférer les pièces aux créations. Mais c’est évident que du coup, le fait de travailler sur une création ne peut être que très bénéfique pour moi. Et c’est tout l’objet de cette année. Et puis bien sûr j’ai confiance en Flavie pour nous amener vers un résultat au top ! Car en plus de ça je suis vraiment dans un bon groupe !…

Pour finir cette partie, je dirai qu’avec le théâtre je cherche à me dépasser (et jouer sur scène en juin y contribue beaucoup), des défis à relever, comme celui de jouer des personnages l’année dernière. Et avec Lelio et Musa j’ai été bien servi ;-). Ça n’a pas été facile loin de là, mais au final j’ai été content du résultat, même si je n’étais pas parfait. L’accumulation de ces petits succès, j’en suis persuadé, m’aide progressivement à prendre plus d’assurance et confiance en moi. Et puis l’avantage avec le théâtre, c’est qu’on peut se fixer des challenges quand le spectacle est encore loin, quand on n’a pas encore la pression !

 

Loisir et passion

Heureusement le théâtre n’est pas pour moi qu’un moyen de développement personnel. C’est rapidement devenu un loisir à part entière, et même maintenant une passion, assez dévorante d’ailleurs car je n’arrête pas de penser « théâtre »… C’est dur de décrocher 🙂

Je ne reviendrai pas sur le plaisir du dépassement de soi, j’en ai suffisamment parlé dans la partie précédente. Mais je dirai pour commencer que mes cours à la Guild sont pour moi de véritables moments de bien-être et de déconnexion avec les soucis du quotidien. Une dure journée avec un boulot qui me blase ? Hop ! Le cours de théâtre est là le lundi soir pour me vider la tête, me défouler, et me faire penser à autre chose. Le théâtre en fait c’est comme le sport, avec le plaisir en plus ah ah. Dommage que ça ne dure que 2h… En plus de ça, les cours sont de vrais moments d’émulation : il n’y a qu’à voir tous les textes qui ont été proposés dans le groupe cette année. Plein de choses très différentes, mais toutes très belles et intéressantes. Je découvre des textes, des auteurs, c’est vraiment enrichissant. Et en marge des cours, on a aussi la possibilité de faire des cours et stages réellement supers. Avec Elliot Jenicot et Véronique Vella (de la Comédie Française) pour ne pas les nommer… C’est vraiment une chance !

Ce que j’aime avec la Guild, véritablement, c’est les rencontres que j’y fais. Moi qui d’ordinaire suis plutôt réservé, je m’y sens bien ; il y a une ambiance réellement chaleureuse, bienveillante et amicale, comme une grande et belle famille. On se croise, on se recroise, on prend plaisir à se revoir, on papote. C’est un vrai plaisir pour moi d’aller aux scènes ouvertes parce que j’y retrouve des élèves de mes cours précédents, ou d’autres avec qui je n’ai jamais eu cours, mais avec qui je tisse quand même des liens… Et puis bien sûr, sans oublier que c’est grâce à la Guild que j’ai fais la connaissance il y a 3 ans de Xavier, qui est maintenant devenu pour moi un de mes plus proches amis. C’est marrant quand même qu’on soit devenus colocs. Qui sait ? Peut-être qu’à la Guild je trouverai aussi l’âme-sœur ahah.

Et puis la Guild, c’est des émotions vraiment fortes. Avec les spectacles bien sûr ! Déjà c’est super de pouvoir jouer dans un vrai théâtre parisien ! Monter sur scène, je trouve que c’est juste addictif. Je stresse comme un malade avant, c’est vrai, mais l’énergie et l’émotion partagées avec le groupe, puis les applaudissements à la fin, c’est vraiment grisant. Et puis l’année dernière avec les Cancans, j’ai éprouvé une sensation tellement forte ! A la dernière représentation, lors des premières scènes, je n’étais pas vraiment dedans, et puis pendant la pièce, il y a eu un moment où ça a basculé : j’ai vraiment ressenti les choses. J’étais plus Nico, j’étais Lelio et Pistacchio ! lol. Et ça c’était vraiment une sensation géniale ! C’était tellement fort d’ailleurs qu’après (petite anecdote que j’aime bien raconter), au bar, alors que la pression redescendait, je me souviens d’avoir parlé de mes deux personnages et d’avoir été surpris par ma réaction : les larmes me montaient aux yeux comme si je parlais de proches disparus !! lol Alors que je ne parlais que de mes personnages… C’est étonnant et vraiment incroyable cette émotion, ce lien / cette relation qu’on peut avoir avec ses personnages. C’était fort et déroutant en même temps, mais c’était juste génial !

 

Voilà ! Ainsi se termine ma prose ! Je crois pas que ça mérite le Pulitzer mais en même temps, ce n’était pas le but. Je me suis efforcé d’être le plus sincère et le plus exhaustif possible. Et je finirai par un simple mot, pour tout ça : MERCI !!!

Alexandre

« La Guild c’est le carrefour d’acteurs en herbe, de talents qui s’ignorent, de personnes de tous les âges cherchant à créer ensemble. Un lieu de bienveillance où l’exigence se prouve en poussant chaque personne à exploiter pleinement son potentiel. C’est un lieu de rire et d’émotion . C’est un endroit où je me sens bien ; un mélange de travail et bonne humeur. Flavie et son équipe ont su insuffler à cette compagnie quelque chose de rare et de merveilleux : croisons les doigts pour que l’aventure se perpétue. »

Stéphane

« Amis de la cour et du jardin,

La Guild  m’abrite depuis deux ans. C’est un havre de joie, de paix, d’ordre bien sûr, éclaboussant de fantaisie. J’y ai appris que si on ne raconte pas d’histoire, on est un mec chiant. Il y a plus de dix ans, j’avais tâté du théâtre à Marseille pendant quelques mois. Samedi arrive. Je joue César, un rêve. Avec mon drap et mon épingle à nourrice pour tenir la toge. Je croyais fort en mon potentiel dramatique. Je monte sur scène au spectacle de fin d’année. César est à genoux devant la statue d’Alexandre à Cadix, et il se lamente de ne pas être aussi grand qu’Alexandre l’ainsi nommé, car il n’a pas conquis d’aussi vastes territoires. Le public vibre. César poursuit sa complainte. Quelques rires étouffés. Il se relève prompt à déclamer le zénith de sa douleur, quand l’épingle à nourrice saute et je me retrouve à poil devant la salle hilare. La dignité a son prix, le fun aussi. La Guild, avec cette bienveillance unique, m’apprend ainsi le cheminement de l’acteur : il faut qu’il assume tout, vraiment tout, à commencer par lui. A César de franchir le con et le Rubicon !  «